/ MÉTAMORPHOSES 2.0 /

(we will get what we need)

/ Création automne 2020 /

MÉTAMORPHOSES 2.0(WE WILL GET WHAT WE NEED) EST UN MIROIR BRISÉ, DE SES MORCEAUX SURGISSENT DES PERSONNAGES MYTHIQUES RÉINCARNÉS (NARCISSE, PATROCLE & ACHILLE, IANTHÉ, HERMAPHRODITE, ETC.) PROJETÉS DANS NOTRE ÉPOQUE. ILS NE SONT PLUS DES FIGURES MYTHOLOGIQUES MAIS DES REPRÉSENTANTS DE NOTRE ÈRE, PRIS AU SEIN DE LUTTES PERSONNELLES ET QUOTIDIENNES.

INDIVIDUALITÉS OBSERVÉES À LA LOUPE, CES VIES SONT DONNÉES EN PÂTURE AUX REGARDS POUR L’EXEMPLE ET DESSINENT EN CREUX LES DIVERSES POSSIBILITÉS D’UNE COMMUNAUTÉ LGBTQI+.

crédit photo : Louise Quignon

GÉNÉRIQUE :

MISE EN SCÈNEMikaël Bernard

DRAMATURGIE Gianni Forte

COLLABORATION ARTISTIQUE

 Stéphane Pisani

CRÉATION LUMIÈRE Antoine Travert

CRÉATION SONOREMedhiMax

JEU

Anne-Marie Bisaro

Laure Catherin

Gianni Forte

Philippe Marteau

Tristan Rothhut

PRODUCTION Cie À Corps Rompus

AVEC LE SOUTIEN du Théâtre du Cercle, du festival Mythos, des Services Culturels des Universités de Rennes & d'Arras, de la Ville de Rennes, de la ville de Nantes. Le Théâtre de Poche nous a accueilli en résidence.


Le spectacle est soutenu par la DRAC Bretagne dans le cadre du compagnonnage avec le Théâtre des Lucioles.

CALENDRIER :

Représentations

- 15 Octobre 2020 : Première au Tambour (Rennes)

- À venir : Représentation dans le cadre du festival MYTHOS

Étapes publiques

- 22 Février 2018 : Guy Ropartz (Rennes) -

Premier laboratoire

- 27 & 28 Septembre 2018 : Théâtre de Poche (Hédé) - Deuxième laboratoire

- 17 et 19 Mai 2019 : Lectures au festival AUDACE(S) à Arras

- 21 Juin 2019 : Lecture avec l'équipe au complet au Tambour à Rennes

Répétitions

- Février 2018 : Guy Ropartz (Rennes)

- Septembre 2018 : Théâtre du Cercle (Rennes)

- Septembre 2018 : Théâtre de Poche (Hédé)

- Juin 2019 : Le Tambour (Rennes)

- Octobre 2019 : Fabriques de Nantes

NOTES D'INTENTION

Ce texte est le récit d’une nuit, mouvement du crépuscule à l’aube, disparition des couleurs jusqu’à la réapparition de l’arc-en-ciel. Au cours des métamorphoses, le spectateur s’engage plus profondément dans la nuit et découvre dans un même mouvement ses habitués et les rencontres interlopes qu’elle permet, les nouvelles identités que nous revêtons abrités des regards par le manteau de l’obscurité. MÉTAMORPHOSES 2.0 est le récit de ces réprouvés de la société qui se transforment sans cesse pour continuer à vivre.

Pour la première fois la compagnie crée son propre texte, en faisant appel à des archives, des matériaux divers (essais, poésie, etc.) et grâce au concours du dramaturge Gianni Forte de l'ensemble italien ricci/forte.

Scénographie

Le dispositif scénographique sera élaboré à partir du principe d'accumulation de ballons blancs, gisants sur le sol ou bien constitués en colonnes, dunes. On pourra lire cette proposition comme un espace métaphorique nous embarquant tour à tour dans les nuages, dans une boîte de nuit ou la chambre d'un adolescent. La couleur blanche permet la transformation du lieu grâce aux éclairages successifs qui traverseront les couleurs de l'arc-en-ciel, en imprimant une teinte dominante sur l'ensemble de l'espace.


A cela s'ajouteront des tulles, des rideaux, des projections vidéo sur les ballons permettant de jouer sur des phénomènes d'apparition/disparition, de travailler sur le rapport espaces d'intimité/espaces publics, d'assigner à cet espace des fonctions d'inclusion ou d'exclusion, y compris entre le plateau et le spectateur.

Projet d'écriture de Gianni Forte (extrait) :

Les Mythes d'hier rencontrent la réalité de notre monde d'aujourd'hui : la faculté d'adaptation et de transformation continuelle des exclus, tiraillés entre obligation sociale et nécessité inéluctable d’être soi. À travers la re-élaboration métaphorique des Métamorphoses, nous raconterons le “côté nocturne” des femmes et des hommes, un voyage dans les landes polymorphes de l’identité, des masques qu’elle revêt jusqu'à la solitude qu’elle impose parfois. Mais à la fin de ce parcours, la re-fondation, avec une ironie douloureuse, transcendera la vie elle-même. Par conséquent, dans nos MÉTAMORPHOSES, le mot vie sera à haute fréquence : la vie qui blesse ; la vie qui trahit ; la vie qui observe ; la vie que l'on vit ; la vie qui renaît de ses promesses ; la vie comme spectacle grotesque; la douleur et la joie que coûte la vie pour être soi-même. Et toutes les questions désarmantes qui accompagnent ce voyage : “Pourquoi les choses ne sont-elles jamais sous la ‘‘forme’’ que nous attendons ? “Qu'est-ce qui, au fond, me fait le plus peur ?” “Pourquoi le monde continue-t-il ainsi ?”

Composition

Le prélude : un conte de fées où un père nomme ses huit enfants du nom des couleurs de l’arc-en-ciel qui apparait après l’orage : ROSE, ROUGE, ORANGE, JAUNE, VERT, TURQUOISE, BLEU et VIOLET…

ROSE et TURQUOISE par un revers de fortune quitteront la famille laissant leurs six frères composer les couleurs du drapeau arc-en-ciel.


Les mouvements : chacune des six couleurs incarne une figure de nos MÉTAMORPHOSES , d’Orphée à Tirésias en passant par Narcisse, … etc. ceux-ci étant des personnes réelles et non pas des ‘‘personnages’’ : six mouvements textuels composés de mono/dialogues.


Les interludes : il s’agira des errances des deux personnages ROSE et TURQUOISE, histoires visuelles et sonores, ponctuant, rythmant la dramaturgie textuelle, traversant les questions de commémoration, d’exclusion, etc. au sein des communautés.


Le postlude: la réunion de l’ensemble des couleurs pour former l’arc-en-ciel actuel.

/ Compagnie À Corps Rompus /

12 Rue de Lorient

35000 Rennes